Le pire n'est jamais sûr

Le pire n'est jamais sûr...

30 juillet 2010


En juin, plusieurs sommets politiques importants ont donné le ton sur les marchés, notamment le G20 où les pays développés se sont engagés à réduire de moitié leurs déficits d'ici 2013 et à stabiliser leur dette d'ici 2016.

La croissance reste la priorité à court terme. L'impact de ces réunions devrait rassurer les investisseurs et ainsi être légèrement bénéfique. En outre, les entreprises de la zone Euro devraient tirer profit de la faiblesse de l'Euro dans les mois qui viennent.


Fin juillet, sur les 166 entreprises américaines du SP 500 (l'indice américain calculé sur 500 valeurs) qui ont publié ce résultat , 80 % ont dépassé les attentes des analystes. Les chefs d'entreprises ne voient pas le retour de la récession, ni aux usa ni en europe, qui semble d'ailleurs désormais mieux se porter que les etats-unis !

Le résultat des « stress tests » des banques était très attendu. Seules 7 des 91 banques européennes soumises à des tests de résistance, censés vérifier leur solidité financière, ont été recalées.

Enfin le 27 juillet, le 1er groupe mondial de luxe, LVMH, a réalisé au premier semestre un résultat "et part du groupe" de 1,05 milliard d'euros, en hausse de 53 %, dans le même temps Air France-kLM a renoué avec les bénéfices au premier trimestre. Son résultat net s'est élevé à 736 millions d'euros contre une perte de 426 millions d'euros, un an plus tôt. Il faut noter que l'activité cargo a été meilleure que prévu ce qui constitue en économie un indicateur avancé de la reprise.

La question des dettes souveraines inquiète moins puisque le 20 juillet la Grèce, l'Irlande et l'Espagne ont réussi à se refinancer sur le marché sans difficulté.

Bien évidemment, la conjoncture économique comporte encore son lot de nuages, surtout du côté de la croissance qui devrait encore restée molle. Certains parlent encore d'un risque de rechute, mais ils sont de moins en moins nombreux.

Nous continuons à penser que grâce à notre sélection de fonds et de produits structurés (dont certains peuvent garantir le capital), il est temps de redevenir « plus dynamiques ».

Il faut toutefois acheter avec méthode et discipline (tant des fonds « obligations d'entreprises », des fonds « actions » privilégiant les sociétés pouvant résister à une croissance en demi-teinte dans les pays développés que des fonds « actions émergentes » pour bénéficier de la croissance de ces zones). C'est également le moment pour s'endetter à bon escient (taux de financement attractif, montage immobilier de qualité, scpi), avant la reprise possible de l'inflation.

Enfin, il faut prendre conscience de la composition et de la baisse (inéluctable) des rendements des fonds en euros.

Tout cela devrait nous permettre de bâtir ensemble une allocation d'actifs robuste, dans une logique de retour de l'optimisme.

Vous assurant de notre engagement à vos côtés, nous vous souhaitons un bon mois d'août et nous en profitons pour vous informer de la fermeture de nos bureaux du 9 au 20 août 2010.

Il existe une phrase humoristique qui dit qu' « un pessimiste est un optimiste qui s'informe ».

Nombreux sont les pessimistes qui, comme nos journaux télévisés, ne nous parlent que des mauvaises nouvelles. Il leur appartient désormais à veiller de ne pas se forger leur opinon sur la base d'informations avariées...

bien à vous,

l'équipe Capitis Conseil