Tant bien que mél...

Madame, Monsieur,


Vous avez été nombreuses et nombreux à nous appeler depuis le début de l’année pour nous demander ce qu'il faut comprendre de la baisse vertigineuse des marchés financiers et surtout, ce qu'il faut faire. D’autres parmi vous ont paniqué et ont capitulé en vendant l’intégralité de leurs positions.

Le 11 février, les bourses européennes ont fini à leur plus bas niveau depuis l'été 2013 avec pour le marché français un CAC 40 sous 3900 points. L'indice des banques européenne est quant à lui à -28 % depuis le 1er janvier.

Il y a longtemps que je n'avais pas ressenti le besoin de de reprendre ma plume électronique car je partais du principe que  vous êtes « surinformé(e)s » .Le problème est que nous vivons dans l’immédiateté  de ces medias modernes qui  nous apportent de nombreuses sujets de réflexion, (souvent présentés « de travers »)  mais  que nous n’avons plus le temps d’y réfléchir …

Je vais tenter de  vous expliquer ce qui peut légitimement apparaître à bon nombre d'entre vous comme inexplicable….

L’exercice est toutefois délicat tant le sujet est compliqué et les niveaux de connaissance et d'appétence de notre clientèle pour la chose économique et financière sont variés.
En réalité il s'agit d'un engrenage qui a commencé fin novembre 2015 et qui repose sur les peurs suivantes :

  • 1) Peur de voir la croissance chinoise baisser suite à la dévaluation de sa monnaie.
  • 2) Peur de voir la croissance mondiale trop ralentir suite à la baisse du pétrole.
  • 3) Peur d’une récession américaine induite par les deux points précédents.
  • 4) Peur de voir les banques emportées dans la tourmente des trois points ci-dessus.
  • 5) Peur d'un risque « systémique » nous rappelant les crises de 2008 et 2011 due aux quatre points ci-dessus…

Nous pourrions ajouter d'autres peurs résurgentes (Grèce, Portugal, Crise gouvernementale Espagnole et Brexit…) mais le menu ci-dessous nous paraît suffisamment copieux …..
Enfin, nous verrons à la fin de cet article ce qui pourrait ramener des éclaircies boursières.

 

1) La peur de voir la croissance chinoise baisser suite à la dévaluation de sa monnaie.

Le 11 août 2015, la banque centrale chinoise dévaluait sa monnaie par surprise de près de 2 % (par commodité pour cet article, nous considérons que le Yuan et le Renminbi sont les deux noms différents de la monnaie chinoise).

Puis le 30 novembre 2015, le FMI donnera son feu vert à l'intégration du Yuan dans le panier de devises mondiales permettant des droits de tirage spéciaux. Cela constitue une victoire pour Pékin qui souhaite libéraliser son système financier.
Cela n'a pas plu aux investisseurs internationaux et Chinois déjà inquiets :

  • Du déficit budgétaire de la Chine, qui a été en 2015 deux fois plus important qu’en 2014 (2 355 Mds de Renminbi soit 360 Mds de $),
  • Des surcapacités considérables du pays (par exemple, les capacités de production sidérurgique chinoises sont actuellement pas loin du double de nos capacités européennes…),
  • De la capacité des autorités chinoises à maîtriser leur monnaie, et donc en exportant la déflation (rappelant que la Chine est la deuxième économie mondiale avec un PIB représentant 10 % du commerce international et avec 1 ,3 Mds d’habitants).

Les sorties de capitaux de la Chine, continuent à un rythme soutenu, et sont évaluées entre 700 et 800 milliards de dollars en 2015.Les milieux d’affaires chinois préférant aller chercher dans d’autres pays des monnaies plus fortes.

Pour éviter de voir sa monnaie plonger, la banque centrale chinoise (BPoC) puise dans sa colossale réserves  de change, actuellement estimée à 3930 milliards de dollars (niveau le plus bas depuis 2012). En janvier 2016, c’est 99. 5 milliards de dollars qui ont été utilisés pour soutenir la monnaie.

Certains spécialistes estiment que si ces réserves atteignent 2800 milliards de dollars, alors le pays serait à court de munitions et laisserait le marché décider de la valeur du yuan.

Cette peur nous paraît excessive car Pékin a les moyens de contenir les pressions sur sa monnaie et l'atterrissage de son économie.

M. LI Kegiang (1er ministre chinois ) a d’ailleurs ces jours ci assuré à Christine Lagarde, que la Chine ne voulait pas une guerre des changes mais qu’elle s'est engagée dans une transition de son modèle de croissance vers plus de services et de consommation (ce qui est une bonne nouvelle sur le long terme même si nous comprenons tout à fait que les turbulences induites sur le court terme soient anxiogènes ).
Cependant, Il est vrai que la chine paie une communication déficiente et les doutes sur la réalité de ses statistiques.


2) La peur de voir la croissance mondiale trop ralentir suite à la baisse du pétrole.

Nous avons tous rêvé de payer moins cher notre plein d'essence ou de gasoil afin de gagner en pouvoir d'achat. Maintenant que le pétrole est au plus bas et que toute la planète s’en inquiète, il y a de quoi ne plus rien comprendre, n’est-ce pas ?!... 

Au lieu de voir la bonne nouvelle, les marchés ont interprété ce contre-choc pétrolier comme la peur sur le niveau de la croissance mondiale.

Rappelons-nous qu’en 2014, les États-Unis sont devenus les premiers producteurs mondiaux de pétrole devant l'Arabie Saoudite !

Cela s'explique par l’exploitation américaine des hydrocarbures de schiste. Ce phénomène a été soutenu par le pouvoir politique, qui souhaite réduire la dépendance des États-Unis à l'égard du Moyen-Orient afin de devenir plus autonome.

Croyez-vous que cela plaise à tout le monde ?... 

L'Arabie Saoudite a donc décidé de « jouer la montre » en maintenant un niveau élevé de production, quitte à accroître la surabondance de pétrole. A cela s'est ajouté l'arrivée de l'Iran qui compte produire 1 million de barils/jour dans les prochains mois (mais cela n'est pas le point le plus important car ce volume est faible).

Avec un prix du baril de brut léger de l'extraction du pétrole américain à 28 $ (atteint le 20 janvier, soit son point le plus bas depuis 15 ans), nous touchons là le niveau du prix de revient de l'extraction du baril américain…, (sauf dans certains comtés du Texas, tombé à 25 $ selon des estimations de Bloomberg).

Notons également que les températures ont largement dépassé les niveaux saisonniers au niveau mondial et en particulier dans l'hémisphère Nord (plus de 4° sur près de la moitié des zones habitées). Cela a diminué le besoin de chauffe au niveau mondial. Aux États-Unis, les jours de chauffe lissés sur six mois sont au plus bas depuis 2012.

Le niveau actuel du prix du pétrole le place dans une zone que les Américains appellent « la killing zone »…

La stratégie Saoudienne commence donc à porter ses fruits. En effet, 48 producteurs de gaz et pétrole nord-américains  supportant 17 milliards de dollars de dettes se sont placés sous le régime de la protection des faillites depuis le 1er janvier 2015 !!...

La chute du nombre de forages est spectaculaire (tombée à 467 la semaine passée, soit -70 % par rapport au pic d'octobre 2014).

Mais la stratégie de l'Arabie Saoudite n’est pas encore arrivée à son terme car les compagnies préfèrent produire pour employer le personnel qu’elles doivent payer de toute façon. On estime qu'il faudrait que le baril chute à 22 $ pour que les puits soient fermés. De plus, il y a encore des capitaux disponibles, prêts à s'investir dans ce type d'actifs.

L'Arabie Saoudite ne sort pas indemne de sa propre stratégie. Elle a présenté en décembre 2015, un budget 2016 en déficit (le troisième consécutif) et pour un montant impressionnant : 19% du PIB, soit 87 milliards de dollars, à peine inférieur en proportion, au déficit record de 2015. Ce dernier, a dépassé les 21 % du PIB (98 milliards de dollars), un ratio comptant peu d’équivalent au monde.

Il est intéressant de constater que les échos du 1er février nous informaient que Riyad serait désormais disposé à coopérer avec les autres pays producteurs pour enrayer la chute des cours du brut. Le ministre russe de l'énergie ; Alexandre Novak a avancé fin janvier, l’hypothèse d’une réunion entre l'OPEP et d'autres pays, comme la Russie, qui pourrait avoir lieu en février. Cela constituerait le premier accord international entre les pays du cartel et les « non-OPEP » depuis plus de 10 ans….

Encore un peu de patience….

Rappelons toutefois que l'ensemble de la production mondiale de matières premières y compris le pétrole représente 3 % seulement du PIB mondial. Il n’y a donc pas que le pétrole dans la vie économique !

Pour terminer ce chapitre sur le pétrole, il est bon de rappeler que la chute des actions du secteur pétrolier ainsi que les autres secteurs liés, incite les opérateurs à vendre leurs actions. C’est le cas  des fonds souverains (dont le plus important au monde est le fond norvégien), auto entretenant ainsi la baisse des marchés, qui sont actuellement devenus des marchés de flux qui se détournent des fondamentaux des entreprises.

Il faut dire néanmoins que la croissance mondiale est médiocre en ce début d'année. Elle sera de 3 % au premier trimestre 2016 et le consensus ressort un tout juste 3 % pour l'ensemble 2016. La faiblesse fondamentale des ventes au détail ne permet pas d'imaginer un bond puissant de la production industrielle, même si les perspectives sont un peu meilleures.

Ces chiffres ne justifient pas la baisse impressionnante des marchés, qui sont devenus de grands « maniaco-dépressifs »….

Pour clore ce chapitre sur le pétrole, il est bon de regarder le comportement de ces hommes qui ont su devenir riches. C’est le cas de Warren Buffett, l'un des trois hommes les plus riches de la planète, alors qu'il est parti de rien. Son bon sens légendaire est un modèle pour de nombreux étudiants en finance et opérateurs.

Et bien depuis le début de l’année, il vient d'investir 1 milliard de dollars dans la société américaine PHILIPPS 66 (19eme entreprise mondiale) qui est entre autre, un des plus grands raffineurs américains.

La période des soldes sur les valeurs pétrolières aurait-elle démarrée ou M. Buffet aurait-il perdu la tête ?....

3) La peur de la récession américaine.

Pour illustrer ce caractère « maniaco-dépressif », soulignons deux petits mots prononcés il y a quelques jours par la présidente de la toute-puissante banque centrale américaine (la F.E.D) Mme Janet Yellen : « les développements économiques à l’étranger sont un risque pour la croissance américaine ».

Ces propos sont intervenus deux mois après avoir relevé les taux pour la première fois depuis près de 10 ans car elle craignait une surchauffe de l'économie américaine. Rappelons en effet, que le taux de chômage américain qui vient de passer sous la barre des  5 % !... , que les ménages sont moins endettés et que la baisse du pétrole soutient leur pouvoir d'achat. La consommation croit à 2,2 % en rythme trimestriel annualisé au dernier trimestre 2015 (3% au troisième trimestre 2015). La construction résidentielle continue de progresser à un rythme soutenu (+8,1 % au quatrième trimestre 2015). L'investissement des entreprises a baissé au troisième trimestre de 2015 de 1,8 % en rythme annualisé (+2,6 % le trimestre précédent).

Mme Yellen s'est bien gardée d'évoquer le calendrier de la prochaine hausse des taux, initialement attendue à la mi-mars. De fait, l'économie américaine souffle le chaud et le froid.

Rappelons que le cycle expansif actuel de l'économie américaine a déjà plus de six ans et demi. Un ralentissement progressif de la croissance américaine ne doit donc pas être une surprise. Cependant, les entreprises continuent d’embaucher.

Les craintes d'une récession imminente sont en partie exagérées, ce qui est confirmé par un ensemble de données que nous tenons à disposition des plus techniciennes et techniciens d'entre vous.

4) La peur de voir les banques emportées dans la tourmente

Cette question est plus facile à comprendre et à traiter. Des banques comme UBS ont annoncé des résultats décevants dans la banque d'investissement et la gestion de fortune. Les marges des banques de détail dans la zone euro sont comprimées par les taux durablement bas imposés par la Banque Centrale Européenne (B.CE). La première banque allemande, la Deutsche Bank est à l'épicentre de la tempête que connaissent actuellement les établissements financiers européens. En un mois, la banque a perdu un quart de sa valeur boursière et en un an sa capitalisation a été divisée par deux !

Sa direction a dû publier le 8 février un communiqué inhabituel pour assurer qu'elle est en mesure d'honorer le paiement des intérêts d'obligations convertibles prévu le 30 avril. Le 9 avril, son PDG, Johan Cryan est lui-même intervenu pour assurer aux salariés la robustesse de l'établissement.

Le 11 février, le cours de la société générale a plongé de 12,6 % ! alors que son président ; Frederic Oudéa venait d'annoncer un bénéfice 2014 de 4 milliards d'euros en hausse de plus de 40 % ; et un dividende à deux euros contre 1,2 euros en 2014.

Les actions de BNP Paribas et du Crédit Agricole perdaient respectivement 6% et 6.6% dans cette même séance ! La BNP a annoncé un bénéfice 2014 de 7 milliards d’euros (hors éléments exceptionnels) et pourtant, elle ne vaut actuellement en bourse que 70 % de ses fonds propres…

C'est la peur que les banques sombrent à cause de leurs expositions sur le secteur pétrolier qui a mis le feu aux poudres. La société générale a révélé que le montant global de ses engagements sur le secteur pétrole et gaz atteignait 23,5 milliards d’euros dont les deux tiers concernent les meilleures signatures (comme Total par exemple). Beaucoup d'investisseurs ont vendu les actions bancaires qu'ils détenaient car ils savent désormais que le risque est porté par les actionnaires et le contribuable et non plus par les états. La panique a donc créé la panique.

Il faut rappeler ici, que sous la pression des régulateurs, les banques européennes ont considérablement renforcé leurs fonds propres depuis la crise de 2008. En 2009 le groupes banques populaires /caisse d’épargne (BPCE) disposait de 23 milliards d'euros de fonds propres « durs » Contre 51 milliards aujourd'hui.

Les banques ne sont pas du tout dans la même situation que 2008. A l’époque elles manquaient cruellement de fons propres et de liquidités. A ce jour elles ont doublé le niveau de leurs fonds propres et  les banques européennes disposent de 190 milliards de liquidités …

M. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France a tenu à rappeler publiquement ces derniers jours, que les banques françaises et européennes étaient beaucoup plus solides qu'en 2008.
Les spécialistes sont d'accord pour dire qu'il n'existe pas actuellement de risque bancaire, ils soulignent en revanche le fait que le marché n'aime pas l’incertitude.
Pour terminer ce chapitre sur le risque bancaire, nous vous livrons une information significative : le patron de la célèbre banque d'affaires américaine J.P Morgan, James « Jamie » Dimon ; vient de racheter ces jours avec son argent personnel pour 25 millions d’euros d’actions de sa banque……

5) La peur d'un risque « systémique » nous rappelant les crises de 2008 (subprime) et 2011 (crise des dettes souveraines)

La situation actuelle peut elle nous faire revivre la période « Lehman Brothers » et l'éclatement du système « des subprimes » ?

La situation actuelle n'a rien à voir avec la crise de 2008.

La crise de 2008 était un sujet de liquidités : il manquait des liquidités, c’est pourquoi l'économie s’est figée et les banques ne se prêtaient plus entre elles (un problème de défiance s'était sur ajouté).
Depuis les banques centrales ont déversé sur le marché des énormes masses de liquidités. Ces masses ne sont pas assez venues dans les entreprises mais sont allées sur les marchés financiers.

Les liquidités sont tellement abondantes aujourd'hui que nous sommes entrés dans une période dite de « taux négatifs ». Qu'est-ce que cela signifie ?

En règle générale, quand on prête son argent à quelqu'un, ce dernier nous rémunère à  un taux d'intérêt, par définition positif (pardon pour cette évidence mais attendez la suite…). Eh bien aujourd'hui, de plus en plus d'états ont une dette à taux négatif. Sous l'action des banques centrales européennes et japonaises, qui cherchent à relancer l'inflation, les emprunts d'État s'enfoncent en territoire négatif. 5500 milliards de dollars sont concernés dont 1700 milliards pour la seule zone euro !!
En clair, quand vous prêtez votre argent à certains états (comme l’Allemagne), c'est vous qui lui versez des intérêts pour qu'il daigne accepter votre argent !!...

Quant au parallèle avec la crise des « subprimes » de 2007-2008, rappelons que le poids de la dette immobilière des ménages américains représentait  10 500 milliards de dollars soit 72 % du PIB américain de l'époque !! Aujourd'hui, le poids de la dette américaine « huile et gaz » c’est  5 à 6 % du PIB américain.

La crise de 2011 qui reposait sur un endettement trop massif des états et les doutes sur la solidité des états, est en revanche une autre question. Il est vrai que ce phénomène a continué à prendre de l'importance mais cette question ne peut être traitée dans ce type de mél aussi synthétique. Disons simplement que tout dépend de l'utilisation qui est faite de la dette publique. Une dette qui génère des moyens de production est moins inquiétante qu'une dette qui finance des déficits structurels.

Qu’est ce qui pourrait faire rebondir les marchés ?

Nous avons vu les aspects macro-économiques qui démontrent que la situation économique actuelle ne justifie pas une telle chute des marchés. La zone euro devrait encore bénéficier d'une croissance supérieure à celle de 2015. Quant à la France, elle est sortie de trois années de marasme puisque la hausse du PIB a été de 1,1 % pour 2015.

La crise que nous vivons actuellement n'est donc pas une crise économique mais une crise de confiance.

C'est comme si « Madame économie » se chamaillait avec « Monsieur marché ». En règle générale c'est « Madame économie » qui détermine « Monsieur marché » mais actuellement c’est l'inverse.

Mais les marchés finissent toujours par revenir à la réalité (voir ci dessous) : http://www.boursorama.com/actualites/les-marches-finissent-toujours-par-revenir-a-la-realite-edmond-de-rothschild-am-07e4a7e94c500fe4234a429a3bf7b329

L’éclaircie viendra de la stabilisation de la Chine si elle démontre, qu'elle a repris  les choses en main. Dans ce cas le pétrole pourra remonter et se stabiliser, surtout si l'Arabie Saoudite réduit ses volumes.

Alors les attitudes excessives se corrigeront et les marchés regarderont de plus près ce qui se passe en zone euro (qui n'est pas si mal) et aux États-Unis (qui est encore mieux).
Les banques centrales devront encore une fois donner des signaux forts pour réduire les incertitudes des marchés.

Le prochain G20 finances peut leur en donner l'occasion. Elles pourraient souligner qu'elles sont prêtes à coopérer pour garantir la stabilité financière globale. La FED pourrait par exemple dire qu'elle est prête à apporter son soutien à la banque centrale chinoise pour gérer le cours du Yuan.

Il y a déjà eu un précédent dans l’histoire avec les accords de Plaza en 1985.

Nous espérons vous avoir démontré, tant bien que mal que :

  • Il est trop tard pour sortir actuellement des marchés financiers car un rebond important et durable est possible à tout moment pour que « Madame économie » et « Monsieur marché » se réconcilient.
  • La peur n'est pas le risque.
  • Nous ne vivons pas une crise économique mais une crise de confiance que seules les banques centrales pourront résoudre.
  • Que l’économie et la géopolitique ne font pas toujours bon ménage.
  • Que la volatilité n'est pas terminée car « monsieur marché » n'aime pas avoir à régler plusieurs problèmes en même temps.
  • Que les niveaux actuels des marchés représentent des points d'entrée intéressants pour celles et ceux qui ont une vision à moyen long terme, reposant sur les fondamentaux économiques.


Vous trouverez ci-dessous deux liens vidéo vous donnant plus d’informations.
Patrick artus : la baisse des marches est irrationnelle :
http://www.boursorama.com/actualites/la-baisse-des-marches-est-irrationnelle-en-europe-selon-patrick-artus-video-82dfb1cd6b1f000500a15cdf16c7387d

Jean Peyrevalde : Les marchés se trompent à court terme :
http://www.boursorama.com/actualites/les-marches-se-trompent-a-court-terme-selon-jean-peyrelevade-a-propos-du-mini-krach-boursier-depuis-le-debut-de-l-annee-video-7369115c5732c3f1955a5e6dfbb9559b

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Jean-Michel COY

Courriel achevé de rédiger le 16 février au matin